L’intégration du projet dans le site et l’aménagement d’un parcours vers l’espace de restitution ont induit la proposition d’un site éclaté, c’est à dire un espace dans lequel les différents pôles sont distincts et autonomes, intégrés dans leur environnement.
Au premier abord aucune forme marquante ne se distingue, si ce n’est le vaste auvent d’entrée posé au-dessus des arbres et quelques terrasses surélevées qui soulignent la topographie du terrain.
Puis, à l’approche, on comprend progressivement que les grandes courbes de niveaux ont été soulignées par des murs, on saisit les premières lignes qui émergent de la terre, guident notre regard et nous invitent à découvrir un paysage où la nature et l’architecture ont essayé de s’entendre et de s’accorder.
Le thème de l’empreinte rocheuse rappelle l’émergence du substrat calcaire, comme si certaines courbes topographiques du site étaient remontées à la surface du sol pour marquer des enclos habités.
Intégrée au mur de restanques ou enfouie sous les collines artificielles, l’architecture cherche à éviter tout formalisme inapproprié à la thématique du site. Ici, les lignes des murs, les faibles ombres rapportées à la topographie du site, ne font que souligner une empreinte qui pourrait s’apparenter aux courbes des peintures pariétales.
Mais la discrétion de l’architecture ne signifie pas son absence. Il ne s’agit pas de faire croire à un retour de l’architecture de la grotte, mais plutôt à l’émergence d’une architecture neutre, topographique, répétitive dans ses rythmes et qui permet de souligner discrètement les éléments forts du site et du programme.
Reproduction de "La Grotte Chauvet"
Publicité
/image%2F0498084%2F201303%2Fob_9e4caa6e65ee4f5802a82c40d4c67d86_couvs-batimag-22-copie.jpg)
